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Le biosourcé : qu’est ce que c’est ?

by in Environnement 11 août 2021

Le biosourcé : qu’est ce que c’est ?

Biosourcé, biologique, biodégradable… on peut facilement s’y perdre avec tous les mots en “bio”, très tendances à notre époque. Intéressons-nous aujourd’hui au biosourcé : qu’est ce que c’est ? d’où vient-il ? pourquoi est-il si utile ? Zeapack décrypte tout pour vous.

Définition du biosourcé

Le biosourcé est tout simplement un produit ou un matériau entièrement ou partiellement conçu à partir de matières biologiques et renouvelables, qu’il s’agisse de matières végétales, animales, résiduelles ou algales (micro algues et macro algues). Contrairement au biodégradable qui se porte sur le mode de dégradation (dégradation du produit grâce à des organismes vivants tels que les bactéries, les champignons ou encore les algues), le biosourcé se focalise sur les matières premières qui ont permis de créer le produit ou le matériau.

Avec la prise de conscience écologique globale et l’impact environnemental néfaste que les matières fossiles ont sur la planète, cela fait plusieurs années maintenant que le biosourcé fait entendre parler de lui. Pourtant, ce n’est pas un processus nouveau : il est utilisé depuis près de 100 ans ! En effet, Henry FORD (de l’entreprise FORD Automobile) utilisait déjà du plastique biosourcé en 1930 pour fabriquer des pièces pour l’intérieur de ses voitures, réalisé à partir de protéines de soja.

Depuis les années 2000, les décideurs ont compris l’intérêt de l’utilisation de produits biosourcés : ils représentent une alternative intéressante aux ressources non renouvelables et peuvent répondre à plusieurs défis environnementaux, et notamment celui de l’effet de serre.

Pour arriver à leur résultat final, les matières biosourcées font l’objet d’un ou plusieurs traitements physiques, chimiques ou biologiques durant leur processus de fabrication, en fonction de leur usage futur.

Les différents types de produits biosourcés

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) distingue deux grandes catégories de produits biosourcés :

  • Les matériaux (plastiques et composites) à usage non alimentaire et non énergétique. Ils sont principalement utilisés dans le secteur du bâtiment, de l’automobile, du sport et loisirs ainsi que de l’emballage.
  • Les molécules chimiques (tensioactifs, solvants, lubrifiants…) sont quant à elles totalement issues de la biomasse. Elles sont utilisées dans les secteurs tels que la cosmétique, l’hygiène, la colle, la peinture, la lubrification, la machinerie agricole et forestière.

Le secteur du bâtiment est un très grand utilisateur de matériaux biosourcés, notamment pour l’isolation phonique et les isolants thermiques, tout comme le secteur automobile, pour les mêmes raisons. Les isolants biosourcés sont très convoités et se retrouvent un peu partout : fibres de bois, ouate de cellulose, laine de chanvre, lin, laine de coton, laine de mouton, liège, palle et textile recyclé… toutes ces matières premières présentent des atouts pour la conductivité et la résistance thermique et sont utilisés pour isoler les planchers ou encore les toitures.

Les produits biosourcés trouvent leur origine dans plusieurs matières : – les oléoprotéagineux comme le colza

  • Les plantes amidonnières telles que le maïs ou le blé
  • Les plantes sucrières comme la betterave
  • Les plantes à fibres comme le lin et le chanvre
  • Les micro algues et les macro algues
  • Les ressources sylvicoles (produits forestiers)
  • Les plantes herbacées. Ce sont toutes les plantes qui ne produisent pas de bois et qui sont donc composées uniquement de tissus tendres, comme par exemple la fougère, le coquelicot ou la carotte sauvage. La pâquerette, le pissenlit et le chardon des champs sont des herbacées vivaces. Le bambou, le palmier ou encore le bananier sont également considérés comme des herbacés, mais ils sont des cas exceptionnels puisque les plantes herbacées sont généralement de petite taille. On peut trouver les herbacées le plus souvent dans des prairies mais aussi dans les milieux aquatiques.

Le biosourcé dans les emballages

A l’heure où l’économie circulaire et le défi environnemental sont au coeur des préoccupations du grand public et des décideurs à travers le monde, l’industrie de l’emballage doit se réinventer urgemment pour répondre à la demande croissante d’alternatives écologiques. Les politiques environnementales et les mouvements citoyens ont contraint les industriels à se tourner vers un mode de production et des produits finaux plus responsables. La matière plastique issue du pétrole qui faisait rêver dans les années 1980 est devenue l’ennemie n°1 à abattre, et la nouvelle génération, qui évolue dans ce contexte de conscience écologique, n’est pas prête de laisser ce combat de côté, à raison.

Plusieurs voies sont donc déployées pour une industrie de l’emballage plus vertueuse. On notera d’un côté un effort notable chez les producteurs de plastique pétrosourcé qui tentent de créer des emballages allégés en matière première : on utilise moins de plastique, mais on en utilise toujours, et ce pour la totalité du produit final. De l’autre, on remarque la recrudescence des emballages réutilisables et/ou rechargeables. Ces emballages représentent une alternative intéressante : écologique et responsable, mais malheureusement coûteuse, souvent peu pratique et peu adaptée à l’ensemble de la filière de l’emballage.

Enfin, les emballages biosourcés et/ou biodégradables sont quant à eux de plus en plus plébiscités et font l’objet de nombreux essais chez les géants du plastique. Cette solution très prometteuse doit toutefois répondre à deux impératifs pour pouvoir devenir la norme plutôt que l’exception : les emballages écologiques doivent présenter des fonctionnalités équivalentes au plastique, et surtout être économiquement tout aussi compétitifs.

Si de plus en plus d’entreprises se penchent sur la question et lancent de nombreux tests, Zeapack fait partie des premières à ouvrir la voie (et donner de la voix !) au 100% sans plastique. En effet, un plastique biosourcé n’est pas nécessairement composé exclusivement de ressources renouvelables.

Les emballages biosourcés sont généralement fabriqués à partir de matières végétales telles que l’amidon (le maïs, la pomme de terre, le blé, le manioc, le riz), le sucre (la canne à sucre ou la betterave sucrière), l’huile végétale (notamment l’huile de ricin), et la cellulose (le bois, le coton…). D’autres matières non renouvelables peuvent s’ajouter pour composer le produit final. Chez Zeapack, nous avons fait le choix de ne commercialiser que des emballages 100% d’origine biosourcée, comme des assiettes, des verres, des gobelets, des couverts, des boîtes pour la vente à emporter, et même nos serviettes et nos sacs poubelles.

Notre offre de packaging se veut étoffée, responsable, écologique mais également biodégradable, et bien souvent compostable.

Attention : il faut savoir qu’un plastique biosourcé n’est pas nécessairement un plastique biodégradable. Et un plastique biodégradable n’est pas toujours biosourcé (même si c’est souvent le cas). Les emballages biosourcés mais non biodégradables tels que les bouteilles en bio PET et les films et sachets en BIO PE sont par ailleurs bien souvent recyclés dan les filières de tris classiques puisque, d’une part, il n’existe pas de filière de recyclage pour les résines alternatives, et d’autre part, l’origine biosourcée ou pétrosourcée du PET ou du PE n’a aucune influence sur la structure chimique du produit final.

Le défi de demain n’est donc pas de généraliser la production d’emballages biosourcés, mais bel et bien de favoriser au maximum les emballages 100% écologiques qui soient à la fois biosourcés et biodégradables.

Découvrez les produits Zeapack : garantis biosourcés et biodégradables !