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Le bioplastique : qu’est ce que c’est ?

by in Environnement, Matériaux 20 août 2021

Le bioplastique : qu’est ce que c’est ?

Définition du bioplastique

Avant de définir ce qu’est le bioplastique, il semble important de redéfinir ce qu’est le plastique dit “traditionnel”. Les plastiques classiques, aussi appelés polymères thermoplastiques, sont des matériaux organiques composés de molécules faites de carbone, d’hydrogène, d’oxygène, d’azote et d’autres composants comme le chlore ou encore le fluor. Ils sont obtenus à partir des hydrocarbures tels que le pétrole, le charbon et le gaz, qui sont des ressources fossiles non renouvelables qui polluent les terres, l’air et les océans. Ils posent aujourd’hui d’importants problèmes de pollution et sont en partie responsables du réchauffement climatique en raison de leur forte émission de gaz à effet de serre.

Pour pallier à cette lourde problématique, le bioplastique est né !

Le bioplastique est un plastique fabriqué à partir de matières biosourcées (autrement dit naturelles), renouvelables et issues principalement de l’exploitation agricole. Les bioplastiques, aussi appelés biopolymères, sont généralement produits à partir d’amidon, de sucre, d’huiles végétales ou encore issus de la production agricole (comme la pomme de terre par exemple).

En raison de leur origine végétale, les bioplastiques permettent de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre. En effet, le dioxyde de carbone (CO2) qui est absorbé par les plantes (processus bioénergétique de photosynthèse), qui est ensuite rejeté par l’utilisation du bioplastique, est finalement à nouveau capté par d’autres plantes. En dehors de l’énergie nécessaire à la création du matériau, la production de bioplastique présente théoriquement un bilan carbone neutre.

Toutefois, le terme bioplastique peut également être attribué à des plastiques qui ne sont pas d’origine 100% naturelle. Par exemple, le bio-PET (Polyéthylène-téréphtalate) présent dans les bouteilles en plastique peut ne contenir que 20% de composants d’origine végétale (et jusqu’à 30% maximum). Sont également définis comme bioplastiques les matériaux d’origine pétrochimiques mais qui sont biodégradables.

Si les grands industriels de la plasturgie s’intéressent de plus en plus à ce nouveau mode de production plus responsable, ils n’ont pas encore fait le choix de se tourner entièrement vers le “tout vert”, puisque le bioplastique ne représente aujourd’hui que 1% de la masse totale de plastique produit dans le monde. Par ailleurs, le bio-PET (rappelons que le bio-PET contient moins de 30% de matières d’origine végétale) représente la majorité de la production, et près de la moitié de la production mondiale de bioplastique n’est pas biodégradable.

Malgré les efforts qu’il est important de saluer, peu d’entreprises ont encore fait le choix de se tourner vers le 100% végétal. Dans un souci de cohérence et de réelle ambition en vue d’améliorer la situation environnementale dans laquelle nous vivons, Zeapack est l’une des premières sociétés françaises à laisser sa chance au 100% sans plastique.

Les différents types de produits bioplastiques

Le bioplastique n’a rien de nouveau, bien au contraire ! Il existait bien avant l’engouement mondial pour les produits pétrosourcés. En effet, les premières matières plastiques utilisées par l’Homme étaient d’origine naturelle. Avant le boom pétrolier qui est survenu après la seconde guerre mondiale, de nombreux objets de la vie courante étaient fabriqués avec des polymères biosourcés. Ces produits étaient notamment conçus à partir de matières connues depuis plusieurs siècles :

  • Le caoutchouc naturel, utilisé dès le XVIIIe siècle.
  • La cellulose, présente dans la parkésine inventée par le chimiste anglais Alexander Parkes en 1855.
  • La cellulose a été ensuite utilisée dans la celluloïd (composée de nitrate de cellulose et de camphre).
  • Puis en 1893, Auguste Trillat, scientifique français, crée la galalithe, un nouveau bioplastique conçu à partir d’une protéine de lait.
  • La cellulose revient sur le devant de la scène dès le début du XXe siècle avec l’invention de la cellophane en 1908 par l’ingénieur chimiste suisse Jacques E. Brandenberger.
  • A cette même époque, Henry FORD (de FORD Automobile) essaie de développer un plastique issu de la surproduction agricole. C’est ainsi que la Ford T, modèle emblématique sorti en 1915, intègre du plastique créé à partir de protéines de soja à l’intérieur de son habitacle.

Puis, en 1947 apparait le polyamide 11, aussi appelé nylon 11 ou “nylon français”, sur le marché des bioplastiques. Dérivé de l’huile de ricin, ce dernier présente d’excellentes propriétés mécaniques et une bonne résistance chimique.

Avant le boom pétrolier d’après-guerre, les premiers bioplastiques ont été inventés pour répondre à des besoins humains et, bien qu’associés à des processus de transformation, ils étaient tous d’origine naturelle avant l’application industrielle de la pétrochimie. L’utilisation du pétrole a répandu, généralisé et banalisé l’utilisation des sacs en plastique, des gobelets jetables et autres emballages à usage unique qui sont une véritable catastrophe pour notre environnement.

Le retour des bioplastiques ne s’est fait qu’à la fin des années 1990, avec l’apparition des produits plastiques que nous connaissons et qui sont utilisés aujourd’hui, tels que le PLA (acide polylactique) et les PHAs, ou encore les amidons plastifiés. Depuis ces dix dernières années, le marché du bioplastique est en pleine expansion en raison de la surexploitation des ressources pétrolières et des préoccupations environnementales.

Parmi les bioplastiques actuels, on peut distinguer trois grandes catégories :

  • Les matériaux biosourcés (issus totalement de ressources renouvelables) et biodégradables. Ils sont également recyclables et compostables.
  • Les matériaux biosourcés et durables, mais non biodégradables (par exemple, le bio-PE est issu de la canne à sucre, donc biosourcé, mais il ne s’élimine pas naturellement et n’est donc pas biodégradable).
  • Les matériaux issus de ressources fossiles (pétrole) mais qui sont biodégradables. En effet, certains bioplastiques d’origine pétrochimique sont modifiés afin d’être biodégradables.

Certains bioplastiques sont quant à eux biofragmentables ou oxofragmentables : sous la chaleur et l’humidité, ces plastiques peuvent se décomposer en petits morceaux. Pour autant, cette décomposition est dangereuse pour l’environnement car elle ne les rend pas biodégradables ni prêts pour le compostage dans la mesure où les déchets sont plus petits, mais toujours présents dans la nature. Leur petite taille facilite par ailleurs leur migration dans l’environnement et ils continuent de polluer sans être visibles. Les sacs et emballages en bioplastique oxofragmentable ont rapidement été interdits (depuis 2015).

Le bioplastique pour les emballages alimentaires

Le marché de l’agroalimentaire représente plus de la moitié de la consommation de plastique à travers le monde. Un premier consommateur et pas des moindres, puisqu’il propose des produits jetables qui ont une durée d’utilisation très courte mais une durée de vie extrêmement longue. Naturellement, le secteur de l’agroalimentaire est donc historiquement l’un des premiers à avoir cherché à innover en matière de bioplastiques.

En plein “plastic bashing” avec l’éveil des consciences en matière d’écologie, de ressources renouvelables et plus largement de la préservation de l’environnement, les industriels ont dû faire preuve d’innovation pour pouvoir proposer des solutions éco-conçues. D’autant que la loi relative à la lutte contre le gaspillage et l’économie circulaire vient renforcer l’urgence du changement. La loi prévoit en effet qu’il n’y ait plus du tout d’emballages plastiques à usage unique d’ici 2040.

Le secteur de l’emballage alimentaire utilise de plus en plus le bioplastique dans les emballages rigides utilisés pour les bouteilles d’eau et les bouteilles de soda qui sont en PET biosourcé ou encore pour les produits laitiers qui sont en PE biosourcé. On retrouve également le bioplastique dans les emballages flexibles tels que les films alimentaires.

Le PLA fait partie des solutions les plus répandues. Il s’agit du bioplastique historique : issu de la fermentation de l’amidon, il est conforme à la législation sur le contact alimentaire.

Dans le secteur de la restauration à emporter, le bioplastique a le vent en poupe, surtout depuis la crise sanitaire de la Covid-19 qui a contraint les restaurateurs à se réinventer. Un contenant responsable, qualitatif et esthétique met beaucoup plus facilement à l’honneur le contenu. C’est un choix pertinent de la part de ces professionnels qui se responsabilisent vis à vis de l’environnement, valorisent leurs produits aisément et donnent une bonne image à leurs consommateurs, de plus en plus sensibles à ces prises d’initiatives.

Ce succès grandissant, accéléré par les conditions sanitaires actuelles, confirme bien la volonté de chacun de changer ses pratiques.

Chez Zeapack, nous utilisons également d’autres matériaux biodégradables pour nos emballages écologiques et notre vaisselle jetable : la bagasse de canne à sucre, le carton, le bambou, le palmier, afin de vous proposer des boîtes, couverts, serviettes, assiettes, verres, gobelets, serviettes ou encore des pailles 100% végétales, écologiques, biodégradables et compostables.

Nous proposons également des lunch boxs écologiques réutilisables sans bisphénol A, de forme carrée ou rectangulaire et dans de nombreux coloris. Le bisphénol A est un composé chimique qui est présent dans certains plastiques et résines toxiques pour la santé et l’environnement. Le supprimer de nos boites réutilisables permet de conserver les saveurs et la fraicheur des aliments tout en préservant la santé de nos utilisateurs et de notre planète !